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Comment arrêter de trop manger ? Le NOUVEAU journal alimentaire

On grossit car on mange trop. On mange trop à cause de nos émotions. Il faut donc connaître l’émotion qui nous fait manger pour l’analyser et pouvoir la changer pour arrêter de manger. Ce n’est pas une explication simplifiée, C’EST L’Explication.

La plupart d’entre nous ne sait pas quelles sont les pensées qui mènent à l’action de trop manger. On n’est pas au courant, on n’est pas conscients de ce qui se passe dans notre tête. On ne remarque donc pas les pensées quand elles arrivent.

En observant nos pensées quand on mange trop, on devient curieux envers nous-mêmes au lieu de nous juger et de nous culpabiliser.

Analyser nos pensées quand on s’apprête à manger sans faim, ou à trop manger, va être une super connexion avec soi-même mais ne sera pas agréable, pas confortable…

Le problème est que l’on veut souvent que ça aille vite, on ne veut pas se sentir inconfortable, on ne veut pas sortir de sa zone de confort et vivre tout le processus difficile de prise de conscience qu’implique la perte de poids. Combien de fois il m’est arrivé de souhaiter plonger dans un profond coma pour me réveiller quelques semaines plus tard et que tous mes kilos en trop aient disparus..!

Il faut se reconnecter avec soi. Ce ne sera ni rapide, ni facile, mais ce sera permanent. Après cela, on n’aura plus besoin d’être dans le contrôle, l’autoflagellation ou la résistance constante vis-à-vis de soi-même et de la nourriture. On ne combat plus les symptômes, on traite la cause.

Par contre, il faut bien se rendre compte que notre poids de forme, le poids que notre corps va finir tranquillement par atteindre quand on aura arrêté de manger en excès, est différent de celui de Jennifer Aniston ou encore des modèles de chez Victoria Secret. On n’aura pas forcément le corps parfait dont on rêvait mais on aura notre corps, celui qui nous a été offert, c’est notre cadeau.

Et oui, cela fait des années que l’on rejette ce cadeau, qu’on le repousse, qu’on lui en veut, qu’on veut le changer par tout moyen. Mais il faut réaliser que c’est l’enveloppe dont on dispose pour vivre dans ce monde. On peut le modifier grâce à l’alimentation, le façonner par le sport, mais à la fin de la journée, ce sera toujours notre corps, le même quoiqu’il arrive.

« Quand j’aurai perdu ces 20 kilos je m’accepterai enfin ! ». Si on attend de notre corps qu’il devienne une autre version avant de l’aimer et de l’apprécier, on va simplement se rejeter toute notre vie… Le but est donc de trouver le moyen de s’accepter tel que l’on est. En réalisant que ce corps est celui qui nous aidera à atteindre nos objectifs, qui va nous accompagner, qu’il est ce qu’il est, on va pouvoir commencer à réellement l’apprécier. On va apprendre à lâcher le contrôle, à ne plus se rebeller contre soi, à ne plus être en perpétuelle lutte contre soi-même.

On veut manger sain mais on veut craquer sur le burger bien gras ou sur le paquet de biscuits : on est en conflit permanent avec soi-même. Il faut réaliser qu’on peut manger ce qu’on veut mais tout en sachant simplement que nous allons créer le corps qui va avec. En prenant conscience de cela, on fait les choses consciemment et on finit par ne plus manger davantage que nécessaire.

Il y a un conflit entre “je ne veux pas maigrir, je vais me mettre dans une situation désagréable en devant prendre conscience de mes émotions et de mes pensées négatives” et “je veux maigrir car je suis déjà dans une situation désagréable et inconfortable”. Il faut donc augmenter son niveau de conscience, vivre en pleine conscience. Il ne faut pas éviter les situations d’inconfort. Il faut être conscient de ses pensées et émotions sans jugement.

On doit réaliser que, lorsqu’on veut aller dans la cuisine pour manger, en fait on peut simplement s’asseoir et laisser nos pensées nous envahir. Ce ne sont que des vibrations dans notre corps. Il n’y a pas de risque à se laisser aller à ses émotions et à les expérimenter, il n’y a que des bénéfices. Quand on reconnait une émotion et qu’on la laisse venir, qu’on ne la combat pas, on réduit l’anxiété liée à cette émotion.

“Je mange car je me sens seul(e)” Mais quel est le problème à être seul(e) ? Il faut laisser la peur venir, la comprendre sans la combattre au lieu de chercher à la faire partir en mangeant !

C’est inconfortable ? Oui. C’est difficile ? Oui. Si on veut vraiment y arriver, ça devient plus facile ? Oui ! ça aide à être davantage conscient de ce qu’on veut et fait dans la vie ? Oui. C’est le seul moyen de perdre du poids de manière saine, durable et en paix avec soi-même que je connaisse à l’heure actuelle ? Oui.

Cependant, on ne va pas seulement faire ressortir les émotions négatives en nous. On va pouvoir mieux ressentir les émotions positives ! Il ne faut pas se dire “je suis nul, j’ai perdu le contrôle”, il faut se dire “oui, j’ai choisi de manger ça parce que je ne voulais pas ressentir mes émotions, j’en ai conscience”. C’est très important de se rappeler que c’est un choix parce que cela nous donne le pouvoir, on avait le contrôle sur soi et on aurait pu ne pas manger mais on a choisi. Quand on a ce choix, qu’on en prend conscience à chaque fois, encore et encore, on peut choisir de continuer ou non. C’est à ce moment- seulement qu’on peut choisir en étant dans une attitude compatissante et sans jugement avec soi-même. Il faut réaliser que l’on est dans notre corps, qu’on le créé, qu’on le façonne et qu’on souhaite l’aimer et se sentir mieux. C’est en l’aimant et en étant en connexion avec lui que l’on va récupérer tout notre pouvoir, notamment le pouvoir de décision.

LE JOURNAL ALIMENTAIRE

Avant, on comptait les points, les calories, etc. avec son journal alimentaire. On s’en servait davantage pour se contrôle, se flageller, se culpabiliser. Sauf que tout cela ne fonctionne pas. Il faut utiliser ce journal pour se reconnecter, être davantage conscient, compréhensif envers soi.

Trop manger vient de notre état de « non conscience », du fait de ne pas être connecté avec soi. Donc, si j’écris tout ce que je mange, et surtout ce que je mange en trop, c’est là que je peux découvrir ce à quoi je pensais, ce que je ressentais, ce qui se passait réellement en moi au moment où j’ai mangé en excès.

C’est justement quand on se goinfre sans raison qu’il faut prendre conscience de nos ressentis. En écrivant ce qu’on mange, on y ajoute de la conscience et donc cela enlève l’idée qu’on était hors de contrôle au moment où l’on a mangé. J’ai choisi de manger cela. Quand on se l’approprie et le réalise, cela enlève la faute au “pouvoir extérieur incontrôlable” pour le ramener à nous, à notre responsabilité.

Le journal alimentaire va permettre de se reconnecter, de voir qu’on a trop mangé et de se dire “qu’est-ce qui t’arrive chéri(e) ? Que se passe-t-il là-haut ?” Et surtout “Qu’est-ce que j’ai ressenti pendant que j’étais en train de trop manger ?” Quelle est la chose, l’émotion que j’essaye de nourrir ou de faire taire par la nourriture ?

En trouvant l’émotion en cause, on fait ressortir la pensée qu’il y a derrière et on peut la changer.

Même si c’est désagréable et inconfortable, ce qu’on souhaite vraiment c’est d’arrêter de trop manger pour réussir à perdre du poids. Mais il ne faut pas pour autant se battre contre soi-même, il va falloir ne plus avoir l’envie de manger en excès. Pour ça, il faut répondre à la question “Pourquoi est-ce qu’en ce moment je mange trop ?”. Si la faim n’est pas le problème, rappelez-vous que la nourriture n’est pas la solution. Alors pour quelle raison utilise-t-on la nourriture ? Qu’est-ce qu’on essaye de faire ? Il faut réussir à répondre à cette question mais sans jugement, simplement avec curiosité “Que vont faire ces gâteaux ? Tu n’as pas faim mais tu les manges donc qu’attends-tu d’eux ? Laisse-moi t’aider”. C’est comme cela que vous allez arrêter de trop manger : en étant curieux et en vous demandant ce que vous cherchez à améliorer par la nourriture afin d’être pleinement conscient de vos émotions.

Quand on devient conscient de ces émotions, on devient également plus conscient de ses sensations, on va donc sentir plus rapidement la satiété et naturellement se mettre à moins manger. Vous allez même peut-être être déçu de la faible quantité de nourriture dont votre corps a besoin à chaque repas… 😉 

Si vous mangez car vous vous sentez seul, vous essayez de rejeter ce sentiment de solitude mais pourquoi ? Pourquoi vouloir éviter ce sentiment ? Vous répondrez que c’est parce que ce n’est pas agréable sauf que la moitié de nos émotions, la moitié de notre vie ne sera pas agréable. Si on cherche à éviter toutes les mauvaises émotions, on va vraiment passer à côté de la moitié de sa vie. On va être inconscient la moitié de notre vie en pensant de cette manière et en essayant d’éviter les émotions négatives.

Et si on doit passer sa vie à gérer les émotions négatives, pourquoi ne pas devenir super bon à cela ? Prendre pleinement conscience de ses émotions et réussir à les gérer parfaitement toute sa vie ! C’est pas génial ?? Devenir super bon dans le fait de ne pas les éviter, de les accepter et de gérer notre vie avec elles. Il n’y aura donc pas de raison de trop manger, de s’énerver, de se cacher des gens car on sait manager toutes nos émotions. On doit apprendre à ressentir les émotions négatives au lieu de complètement paniquer à leur propos. Après tout, quand on l’expérimente, on se rend compte que ce n’est qu’une vibration dans notre corps.

On ne va plus résister à l’envie de trop manger, on ne va juste plus en avoir envie. Si quelqu’un laisse un paquet de cigarettes chez vous et que vous êtes non fumeur, vous allez simplement ne pas en prendre car vous n’en voulez pas, vous n’y ferez même pas attention. Vous ne serez pas tenté, vous ne chercherez pas à ouvrir le paquet, à les sentir, etc. Le but est d’avoir le même comportement, de ressentir les mêmes choses, vis-à-vis de la nourriture.

Quand on a fini de manger, on a fini. Quand il y a de la nourriture mais qu’on n’a pas faim on ne mange pas. On doit être intéressé par la nourriture uniquement quand on a faim car c’est ce à quoi sert la nourriture et on ne doit pas l’utiliser pour s’échapper de nous-même. On n’utilise pas la nourriture pour échapper à notre propre attention car on est dans notre corps, avec cette attention, on est conscient de soi. On fait attention.

Le journal alimentaire doit être utilisé pour être conscient et attentif mais pas pour être méchant ou dans le jugement avec soi-même. Ce journal est fait pour la curiosité et la compassion. Il est à utiliser tous les jours pour se comprendre, pour savoir pourquoi on mange trop.

On ne se concentre pas sur les points ou sur les calories mais sur notre corps, sur la faim, sur la satiété, sur les émotions que l’on ressent.

Est-ce qu’on se sent trop lourd ou assez léger après avoir mangé pour aller courir ou faire une séance de sport ? Est-ce qu’on arrive à se poser et à s’écouter quand on a envie de trop manger ou est-ce qu’on court vers la cuisine ?

Quels moyens je peux utiliser pour calmer mes émotions à part la nourriture car celle-ci ne va rien résoudre et va juste créer d’autres problèmes ?

Exercices :
  • Tenir un journal alimentaire dans l’unique but de prendre conscience de ce que l’on mange
  • A côté de chaque aliment, écrire pour quelle(s) raison(s) on l’a mangé : de la faim, de l’ennui, de la solitude, du stress…
  • Quand on a trouvé l’émotion en cause, déterminer de quelle pensée elle vient : je pensais à mon entretien du lendemain, je pensais à la montagne de choses que j’ai à faire, je pensais au fait que personne ne m’aime…
  • Si on peut anticiper la prise alimentaire, tenter de se poser avant d’aller manger en se demandant pour quelle raison on se dirige vers la cuisine. Accepter nos pensées et nos émotions, mettre des mots dessus, en prendre conscience et, même si c’est désagréable, on va réussir à réaliser que la nourriture n’est pas la solution.

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