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Tu ne prendras point de plaisir avec la nourriture

Souvent, quand je dis que je ne prends pas de plaisir avec la nourriture, voici la réaction que j’obtiens.

“Oh ma pauvre !” “Tu rates tellement de bons moments !” “Je ne pourrai pas me passer du plaisir de la nourriture !”

Et pourtant…

Si vous êtes en surpoids, je pense que vous savez que c’est parce que vous mangez trop. Alors finalement, ne plus ressentir de plaisir avec la nourriture, n’est-ce pas ce qui résoudrait totalement et définitivement votre problème de poids ?

Si vous essayez d’imaginer ne plus ressentir de désir ou ne plus prendre de plaisir avec la nourriture, qu’est-ce que cela vous fait ? Vous trouvez cela horrible ou libérateur ?

Ne plus rechercher de plaisir avec la nourriture : la LIBÉRATION !

Ne plus penser à la nourriture permet de penser à des choses beaucoup plus importantes

On est libéré du brouhaha mental quotidien : “Qu’est-ce que je vais manger ?” “A quelle heure je vais manger ?” “J’ai mangé ça tout à l’heure donc ce soir il faut que je fasse attention !” “Oh non, ma collègue a ramené des viennoiseries, je ne vais pas pouvoir m’empêcher d’en manger !”

Ne plus chercher à prendre du plaisir avec la nourriture permet de prendre du plaisir dans d’autres domaines de la vie… Qui n’ont pas de conséquences négatives !

En effet, le plaisir net de la nourriture est égal à zéro… Certes, on prend du plaisir à manger mais ensuite on culpabilise, on se trouve grosse, incapable de se contrôler, on s’en veutCe qui annule complètement le plaisir d’avoir mangé.

Ne plus prendre de plaisir avec la nourriture est souvent nécessaire…

Exemple de conversation :

Moi : “Je ne prends plus aucun plaisir avec la nourriture, je suis libérée de ça !”
Réaction habituelle : “C’est super triste ! Tu pourrais bien en prendre un petit peu de temps en temps quand même ! Se faire plaisir de temps en temps avec la nourriture, ça ne fait pas de mal, bien au contraire !”

Est-ce que vous imaginez dire cela à une personne qui a réussi à arrêter l’alcool ? Ou la drogue ? “Oh tu devrais reprendre un verre de temps en temps quand même, ça fait pas de mal !”

Vous trouvez peut-être que la comparaison est disproportionnée. Pourtant, c’est exactement la même chose.
Les deux différences principales sont que l’on ne peut pas arrêter définitivement de manger (comme on peut le faire pour l’alcool et les drogues) et que le plaisir avec la nourriture est socialement accepté parce qu’il ne paraît pas nocif.

Et effectivement ! Il ne l’est pas pour de nombreuses personnes, et tant mieux pour elles ! Mais si vous êtes ici, c’est peut-être qu’il l’est pour vous.

Découvrir d’autres sources de plaisir

Dorénavant, mon plaisir vient du fait que :

Je ne pense plus à la nourriture. Je ne me demande pas si je vais prendre du poids. Si je vais rentrer dans cette robe. Je ne me dis pas que je suis grosse. Je suis heureuse de m’habiller. Je ne m’inquiète pas en montant sur la balance tous les matins. Je voyage à travers le monde dans un corps qui me plaît. Je n’ai pas à me demander à quoi je ressemble toute la journée. Je n’ai pas à tout faire pour cacher mes complexes.

Je suis libérée de toutes ces pensées qui encombraient mon esprit jusqu’à présent… et quelle délivrance !

Je ne prends pas de plaisir avec la nourriture parce que je ne veux pas en prendre. Je ne veux pas que la nourriture soit ma principale source de joie.

Quand on prend du plaisir avec la nourriture, cela nous vole nos autres plaisirs car rien ne peut s’y comparer ! Rien n’est aussi bon que ce plaisir là ! C’est dû à la quantité importante de dopamine sécrétée par notre cerveau quand on mange des produits très plaisants. C’est la même chose qui est observée chez les personnes alcooliques ou droguées. Leur vie leur paraît fade et triste quand ils sont sobres. La nourriture a tendance à produire chez nous le même effet.

J’ai eu assez de ce plaisir-là dans ma vie

J’ai profité du plaisir donné par la nourriture pendant plus de 20 ans, il est peut-être temps de laisser la place dans ma vie aux autres sources de plaisir.

Je ne nie pas le fait que j’ai eu beaucoup de plaisir avec la nourriture mais maintenant je veux changer cela. Je veux découvrir tous les autres moyens qui existent de ressentir du plaisir. Ceux qui n’ont pas de conséquences négatives.

Aimer “moins” la nourriture, c’est OK ?

Le but n’est pas d’aimer moins la nourriture. C’est de la voir vraiment et uniquement comme un carburant.

Encore une fois, on n’imagine pas dire à un drogué “Oh bravo, tu aimes moins l’héroïne qu’avant !”. Ce qu’on a envie de lui dire c’est “Bravo d’avoir réussi à te passer complètement de l’héroïne et de ne plus en avoir envie ! Cela a du libérer un poids énorme dans ta vie !”.

Précision

Il faut quand même préciser que l’on prend forcément du plaisir à manger. En effet, pour nous donner envie de survivre, la nature a fait en sorte que la nourriture soit agréable. Sans ça, on n’aurait jamais cherché à se nourrir et notre espèce aurait disparu en quelques dizaines d’années.

Manger quand on a faim est forcément plaisant car on apaise le sentiment désagréable qu’est la faim et on reçoit de la dopamine par les aliments.

Ne plus désirer la nourriture : Mettre en place

Je vous encourage vraiment à envisager le fait de ne prendre aucun plaisir volontaire avec la nourriture.
De manger uniquement des légumes, des protéines et un peu de gras. C’est-à-dire ce qui apporte un carburant de qualité à votre corps

Si vous n’avez pas du tout envie de faire ça, car ne prendre aucun plaisir avec la nourriture vous fait peur, demandez-vous pourquoi… 

En quoi se faire plaisir avec la nourriture est si important dans votre vie ? En quoi cela est plus important que le fait de vous sentir en harmonie totale avec votre corps ?

N’avez-vous pas envie de découvrir d’autres bonheurs ? Ceux que vous ne pouvez pas voir car la nourriture vous apporte trop de plaisir ?

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Ne plus désirer la nourriture : Remettre en cause

Vous êtes sûrement en train de penser à tous les moments de convivialité liés à la nourriture.

Les fêtes de Noël, les apéros entre amis, les dîners au restaurant, les retrouvailles entre copines autour d’une bonne pâtisserie

Ces moments seraient-ils vraiment moins intenses, sincères et agréables sans la nourriture ? En quoi le fait de manger du foie gras et du saumon fumé (souvent en telles quantités qu’on en a mal au ventre) rend votre réveillon plus agréable ? Être autour de la table avec votre famille, discuter de manière animée, rire aux éclats, se raconter des anecdotes décalées… Pourquoi cela vous semble inenvisageable, ou en tout cas beaucoup moins sympa, sans nourriture ?

Pour rappel, dans cette situation, vous n’êtes pas frustré car ressentir du plaisir avec la nourriture vous est égal ! Vous ne vous sentez pas restreint et au régime. Vous êtes dans un état d’esprit complètement joyeux car vous profitez de votre famille dans un cadre agréable. Vous n’êtes pas à l’écart, vous êtes à table avec eux et participez autant qu’eux à la conversation.

L’idée que nous avons forcément besoin de nourriture pour profiter d’un moment de convivialité est ancrée en nous depuis notre enfance. Et si nous remettions cela en question ?

Si vous avez encore des doutes, je serais ravie d’avoir vos retours et, pourquoi pas, de travailler avec vous pour faire péter vos blocages !

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