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La cause du surpoids – Changer ses habitudes

Récemment, je te donnais 6 raisons pour lesquelles tu ne perds pas de poids. Aujourd’hui, nous allons voir d’où vient la cause du surpoids.

Il n’y a qu’une seule raison au surpoids : on mange, ou on a mangé dans le passé, plus que ce dont notre corps a besoin. On donne plus d’énergie à notre corps que ce dont il a besoin pour fonctionner. C’est tout.

C’est exactement pour cela que les régimes ne fonctionnent pas : ils traitent uniquement la conséquence. Les régimes sont basés sur le principe que vous mangez trop, donc ils vont vous donner des règles à suivre pour que vous mangiez moins.

Sur le long terme, cela ne peut pas fonctionner car on ne résout pas la cause de cette prise alimentaire trop importante, on ne cherche pas la raison qui nous fait aller vers la nourriture alors même que l’on n’a pas faim.

En pratique, on sait tous que, pour perdre du poids, il faut manger moins que ce dont le corps a besoin. Sauf que si on le sait mais qu’on n’arrive pas à le faire, c’est qu’il y a des raisons à cela.

La déconnexion au corps

La première raison peut être que l’on est déconnecté de son corps. On ne ressent plus la faim ni la satiété. Soit parce que nous n’y avons jamais réellement prêté attention et que les sensations sont parties, soit parce que nous avons trop privé notre corps avec des régimes pour perdre du poids, du coup notre corps s’est déréglé.

Dans ce cas, il faut réapprendre à manger de façon physiologique, avec uniquement des aliments bruts qu’on cuisine nous-même, et apprendre à s’écouter pour que le corps recommence à se réguler et à nous envoyer des signaux.

Les tampons émotionnels

La deuxième raison est émotionnelle. On a envie de manger alors que l’on n’a pas faim ou encore on continue de manger alors que l’on n’a plus faim. Dans cet article, nous avons vu que nous étions attirés par la nourriture pour notre survie, parce que le cerveau reçoit de la dopamine. Nous avons vu également que notre éducation et la société dans laquelle nous vivons nous ont souvent fait utiliser la nourriture pour nous apaiser, nous distraire, nous récompenser alors que l’unique rôle de la nourriture est de nous nourrir. Ce détournement du rôle de la nourriture a donc créé le phénomène des tampons émotionnels. Pour rappel, un tampon émotionnel est un moyen que l’on utilise pour fuir nos émotions au lieu de les vivre (la nourriture, la télévision, les réseaux sociaux, la cigarette…). C’est sur cette notion que nous allons nous concentrer aujourd’hui.

Se poser les bonnes questions

Quand on sait que l’on mange trop pour compenser une émotion désagréable, la première réaction est de se dire qu’on a compris le problème et de vouloir résister à l’envie de manger en faisant preuve de volonté. 

Exemple : On rentre le soir après le travail et, même si on est énervé, stressé, etc. on se force à ne pas manger. Notre but va être effectivement de stopper ce comportement mais pas d’y résister, car c’est exactement ce que font les régimes et ça ne fonctionne pas. Si on ne résout pas le « pourquoi » on veut manger, notre volonté va fonctionner un temps (sur le même principe que pour un régime que l’on arrive à tenir au début) mais au bout d’un moment, on va craquer et on n’aura rien résolu.

Il va donc falloir se demander ‘A quoi je pense ? De quoi j’ai réellement envie quand j’ai envie de cette nourriture ? Qu’est-ce que je ressens ? ». Il faut essayer de comprendre si c’est juste de la peur, une habitude, le cerveau qui se dit « je l’ai bien mérité », « faut bien se faire plaisir de temps en temps », etc.

Comprendre le pourquoi

Donc, première étape pour essayer de comprendre : Être hyper à l’écoute de soi dans ces moments-là et ne pas avoir peur de noter sur papier ce qu’il se passe. Même si ce sont des choses que l’on n’a pas envie de penser. On écrit tout, même ce qui nous paraît le plus stupide, sans se juger. On peut également le faire par le biais de la méditation si cela nous correspond davantage.

Si tu cherches du plaisir dans la nourriture à ce moment-là, c’est pour une raison qu’il faut identifier, il faut comprendre d’où elle vient. Parfois, la raison c’est juste qu’on trouve ça bon et qu’on en a envie. Pas besoin de chercher à dénicher un gros problème émotionnel. C’est peut-être juste une habitude qu’on a associé à une nourriture qu’on aime bien.

Exemple : On rentre le soir, on ouvre le placard, on se pose sur le canapé et on décompresse de la journée devant la télé avec le paquet de gâteaux.

Il va falloir prendre conscience de cette habitude, remarquer qu’elle ne nous apporte rien de bon et tenter de mettre une autre habitude à la place, qui nous fera du bien et nous permettra d’avancer vers nos objectifs.

Par contre, rien ne te fera oublier que cette nourriture à laquelle tu es habitué est bonne. C’est pour cela que tous les gens qui ont une addiction (nourriture, cigarette…) peuvent vouloir y revenir, parce que le cerveau est fort et se souvient que la chose en question est agréable même si socialement, humainement, ça nous fait du mal.

Comment changer une habitude ?

Notre habitude est comme une route que l’on a creusée pendant des années et qui est très facile à emprunter.

On anticipe que ça va être bon, qu’on va relâcher le stress, etc. Donc dès qu’on voit l’aliment, le cerveau va en avoir envie et nous y fera penser pour qu’on suive cette route.

Il faut donc se créer une autre route sur laquelle on ne mangera pas la chose en question.

Jusqu’à maintenant, quand on pense à un aliment on se dit que c’est trop tard, on y a pensé, il faut qu’on le mange sinon il ne va pas cesser de nous obséder. On est donc à la merci de son envie à ce moment-là.

Cette route elle est inévitable et elle existe.

Maintenant, le but va être de créer une autre route qui va coexister avec la précédente. Cela va être compliqué au début, on va consciemment ne pas aller manger la chose en question. On n’y résiste pas, on se dit juste “tiens, si je ne le faisais pas”. C’est un CHOIX et non une CONTRAINTE.

On ne prend donc pas le chemin déjà tracé, on prend un autre chemin à travers les bois qui nous mène à ne pas manger cet aliment. A chaque fois qu’on prendra cette décision et qu’on passera par ce nouveau chemin, on le creusera davantage, on débroussaillera à chaque fois un petit peu plus jusqu’à créer un sentier puis un vrai chemin, comme celui que l’on prend habituellement.

On aura donc à la fin la possibilité de réellement choisir quel chemin on souhaite prendre.

En créant ce nouveau chemin, on apprend une nouvelle possibilité à notre cerveau, c’est le principe de l’apprentissage. Il va moins apprécier, car sur l’autre chemin il a la récompense de la dopamine à la fin, donc il veut y aller. C’est pour ça qu’AU DÉBUT on va principalement faire fonctionner la volonté, c’est comme ça qu’une nouvelle habitude s’installe.

Au début, il faut un peu de volonté. Mais au fur et à mesure de la création du chemin, il nous faudra de moins en moins de volonté pour y parvenir, ce sera de plus en plus facile.

Les bénéfices de la nouvelle habitude

On apprend réellement à notre cerveau une nouvelle façon de faire, à chaque fois qu’on choisit consciemment de ne pas manger l’aliment en question c’est une victoire !

Si un jour tu manges quand même cet aliment, ça n’enlève rien à tous les efforts que tu as déjà fait pour créer le nouveau chemin ! L’ancien chemin ne va pas davantage se creuser puisqu’il était déjà bétonné, c’était déjà une autoroute ! La nouvelle route est toujours là, elle est bien présente maintenant.

A chaque fois qu’on réussit à ne pas manger l’aliment en pleine conscience, sans résister, juste parce que c’est un choix, c’est une victoire. En plus, on va changer notre système de pensées à propos de cette habitude. Avant, on se disait « j’ai toujours mangé en rentrant le soir, c’est comme cela je ne changerai pas » ou alors « Quand il y a du chocolat chez moi c’est sûr que je finis la tablette » etc. En traçant cette autre route, on réalise que toutes ces pensées étaient fausses et qu’on a le contrôle sur ce que l’on fait, sur les décisions que l’on prend, qu’on est capable de faire des choix face à la nourriture.

On choisit de noter l’envie, de réaliser qu’elle est là, d’être curieux “A quoi je pense ? Pourquoi ? Comment ça se manifeste physiquement ? Quelle émotion ? Qu’est-ce qui me donne envie ?”. Et on choisit de comprendre ces raisons mais de ne pas les écouter car ce n’est pas le choix qu’on fait.

C’est à ce moment-là qu’il faut avoir de bonnes raisons de ne pas le faire, donc des raisons claires et précises de pourquoi on a envie de perdre du poids.

En résumé

Etape 1 : Remarquer/constater l’envie de manger

Etape 2 : Accepter que cette envie existe sans y résister, vivre l’envie sans vouloir la fuir

Etape 3 : Choisir consciemment de ne pas répondre à l’envie

Le jour où tu reprendras l’autoroute, parce que ça va arriver, il y aura des dérapages, tu ne dois en aucun cas culpabiliser.

C’est une route à laquelle le cerveau est habitué et qui lui donne davantage envie que le petit chemin encore peu engageant qu’on est en train de créer. Plus on prendra le chemin, plus on aura envie de le prendre car on repérera tous les avantages : on se sent plus léger, mieux physiquement, pas de culpabilité, on perd du poids, on gagne en confiance, etc.

On va apprendre sur nous-même, sur les aliments qu’on aime ou non. On va donner au fur et à mesure à notre cerveau beaucoup plus de raisons de prendre cette nouvelle route.

Le but est de réaliser qu’on n’a pas besoin de la nourriture pour tamponner et être bien et qu’on se suffit à nous-même pour être heureux.

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